Studio de projet « Marcher Paris 2024 »

Type : Projet obligatoire au choix
17 étudiants
Cycle, année : master, 1ère et 2ème année
Ensa Paris-Malaquais

Studio créé et encadré par :
Sabine Chardonnet, avec Loïse Lenne

Actualités / Informations :

Les projets des étudiants de 2017-18 ont fait l’objet d’une publication interne visible ici.

Fiche de l’enseignement :

Objectifs pédagogiques

Paris Ville Olympique en 2024, est utilisée comme occasion d’une réflexion sur les codes, les représentations et les projections de l’espace métropolitain. Alors que des centaines de milliers de personnes vont visiter et parcourir la capitale à l’occasion de ce grand événement, comment la ville peut-elle s’adapter pour que cette population peu familière du Grand Paris y trouve pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques les ressources qui lui sont nécessaire, tout en prenant soin de ses habitants à plus long terme ? Quel est le rôle des architectes, parmi les multiples acteurs, dans la projection des installations liées à Paris 2024, des équipements sportifs et urbains et dans la réflexion sur leur utilité et leur pérennité au-delà de l’événement ?

Concevoir une urbanité accueillante à l’occasion de projets à de multiples échelles qui porteront sur des thèmes tels que les zones de climat, la pratique et la pédagogie publique du déchet, les nourritures dévoilées par la ville événementielle. Ils pourront cibler:
– le design de service ou d’objets
– le projet de bâtiment
– le design des mobilités
– les espaces et les lieux publics
– les nourritures soutenables
– les transports soutenables

Contenu

Ce studio questionne l’impact d’un grand événement sur la forme et la vie urbaine. Il aborde le projet et le design urbain dans la traversée des échelles, de celle du corps du marcheur confronté à son environnement, à celle de la métropole accueillant le(s) résident(s), le(s) sportif(s), le(s) visiteur(s), les groupes. Il pose la question de la qualité de l’espace public, de l’accueil des corps en mouvement, de la lisibilité des réseaux, du design de l’information et de la mobilité élargie bien au-delà de la notion de flux, en facilitant l’appropriation des codes et l’orientation. Il propose de définir des outils de conception à l’interface entre l’échelle des grands équipements (infrastructures ou équipements sportifs), celle des bâtiments et des mobiliers urbains.
Polyvalence, réversibilité, temps et rythmes, flexibilité, durabilité, … il s’agit d’adapter les services urbains aux modes de vie et à la mobilité pédestre avec une accessibilité pour tous. De projeter le fonctionnement des espaces et l’usage des lieux dans les temps divers, de prendre en compte les changements et alternances d’usages des lieux.

Différents acteurs seront identifiés : les politiques, les aménageurs, les opérateurs de transport ou de service, les chargés de communication et d’information, les gestionnaires de grands événements, les marcheurs locaux rédidents ou étrangers à la ville, les touristes, les citadins.
On interrogera les outils cartographiques, pour les parcours et jalonnements urbains. On apprendra à concevoir les modes de représentation de la ville et de la mobilité urbaine. On cherchera à comprendre et définir les échelles d’intervention appropriées dans le projet urbain. On dessinera en s’adressant aux différents acteurs. On expérimentera les représentations à l’intérieur du groupe puis au sein d’un public élargi ; les outils de représentation du grand territoire, des parcours et de l’espace sensoriel ; les formes multiples de cartographie (cartes fonctionnelles, cartes mentales, transects, coupes sensibles, etc.).

Ces travaux appellent une approche transdisciplinaire dès la phase d’analyse: la géographie, l’architecture et l’urbanisme, le design d’équipement et de service, le rôle des outils numériques en appui des pratiques urbaines. Les méthodes de travail seront partie intégrante de la réflexion et devront être élaborées en fonction des échelles, des récits et thèmes explorés par les différents sous-groupes d’analyse puis de conception. Un dialogue permanent est attendu entre les thèmes, les propositions et les étudiants. Le travail sur les représentations tiendra compte d’interlocuteurs et partenaires variés.

Image de couverture : travail de Anne-Lise Garnier et Laura Glain, 2017